La branlette, ce sport national dont personne n'a la licence
30 septembre 2026
93 % des hommes, 73 % des femmes, et pas un pour l'avouer. Chiffres, légendes et bienfaits de la branlette, sans pudeur mal placée.

S'il existe une discipline où la France aligne plus de pratiquants que le foot, la pétanque et le râlage réunis, c'est bien celle-là. Tout le monde y joue. Personne n'a sa licence. Demandez autour de vous : vous ne trouverez que des abstinents, des sages, des moines. Que nenni.
Au dîner du dimanche, on parle volontiers de son cholestérol, de ses impôts, voire de son transit. Mais évoquez la veuve poignet entre la poire et le fromage, et vous verrez tonton Bernard découvrir un intérêt soudain pour la nappe.
Alors parlons-en, puisque personne ne le fait. Des chiffres, des légendes, des bienfaits. Et du seul vrai danger de l'affaire, qui n'a rien à voir avec vos oreilles.
Les chiffres, ou l'art de mentir à son voisin
93 % des hommes et 73 % des femmes. C'est la proportion de Français qui avouent s'être déjà adonnés à la chose, selon une enquête de 2023 menée auprès de plus de 31 000 personnes (Statista). Et ceux-là, ce sont ceux qui avouent. Les 7 % restants, je les soupçonne de mentir aussi aux sondeurs.
Côté dames, la progression est remarquable : 42 % en 1992. Non, mesdames, vous n'avez pas découvert la chose en trente ans. Vous avez juste arrêté de faire semblant.
Quant à la fréquence, la moitié des hommes s'y met au moins une fois par semaine, contre 14 % des femmes (Ifop). Et 42 % des hommes en couple continuent leur petit entraînement hebdomadaire. Madame, ne le prenez pas mal : ce n'est pas de la trahison, c'est de l'entretien.
Mais le chiffre qui m'enchante, c'est celui-ci : seules 20 % des femmes en ont déjà parlé à des amies, et 6 % à leur famille ou à leur médecin (La Libre). Tout le monde le fait, personne ne le dit. On appelle ça un secret de Polichinelle, et Polichinelle, lui aussi, avait sans doute un historique de navigation.

Les bienfaits, ou pourquoi votre médecin devrait vous la prescrire
Le somnifère sans ordonnance. L'orgasme libère de l'ocytocine et de la prolactine, deux hormones qui vous mettent KO plus sûrement qu'une tisane verveine. Pas étonnant que le créneau du soir reste le grand favori.
L'anti-stress à zéro euro. Les endorphines font redescendre la pression. Moins cher que le yoga, et personne ne vous oblige à acheter un tapis.
La prostate vous dit merci. Une étude de Harvard publiée en 2016 dans European Urology a suivi plus de 30 000 hommes pendant près de vingt ans. Ceux qui atteignaient 21 éjaculations par mois avaient environ 20 % de risque en moins de cancer de la prostate que les plus sobres. Je ne vous donne pas d'objectif chiffré, je constate.
L'antidouleur maison. Chez certaines femmes, l'orgasme calme les crampes menstruelles et quelques maux de tête. L'excuse « pas ce soir, j'ai la migraine » vient officiellement de perdre un peu de sa crédibilité.
La répétition générale. Savoir ce qui vous plaît, c'est le minimum avant de l'expliquer à quelqu'un d'autre. On ne monte pas sur scène sans avoir répété.

Le vrai danger n'est pas pour vos oreilles
La branlette ne rend pas sourd. En revanche, elle peut vous rendre très, très rouge.
Le scénario, vous le connaissez. Un soir, vous oubliez la navigation privée. Le lendemain, votre moitié emprunte votre ordi pour vérifier la météo, tape une lettre dans la barre d'adresse, et Chrome, ce délateur serviable, lui suggère aimablement votre programme de la veille. Silence. Regard. « Il faut qu'on parle. »
Et ne me parlez pas de tout effacer. Un historique vide, c'est l'aveu signé. Personne n'a un historique vide, PERSONNE. C'est l'équivalent numérique de siffloter les mains dans les poches devant la vitre cassée.
La seule méthode digne, c'est la chirurgie. Soit à la main, en suivant notre guide pour effacer les sites coquins de son historique Chrome. Soit en laissant WasntMe faire le sale boulot : l'extension repère les sites pour adultes et les recherches explicites, et n'efface qu'elles. Pages, recherches, cookies, miniatures, tout y passe. Vos recettes de lasagnes et vos vidéos de chats, elles, ne bougent pas d'un pixel.
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La prochaine fois qu’on t’emprunte ton ordi,
ton historique dira :
« C’était pas moi. »
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